Internet pollue

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Google surconsommateur en énergie

Par Guerric Poncet  (Le Point.fr)

Internet pollue, c'est un fait. Les ordinateurs et les réseaux numériques sont des gouffres à énergie, et Google n'échappe pas à la règle. Une étude du physicien Alex Wissner-Gross illustre la pollution générée par le premier acteur du Web. Le jeune chercheur de l'université américaine de Harvard prétend que deux recherches sur Google équivalent à une tasse de thé préparée à l'aide d'une bouilloire électrique.

La comparaison est un peu tirée par les cheveux, mais elle a le mérite de briser le mythe selon lequel Internet et l'informatique ne polluent pas. Pour animer les écrans et les réseaux, plusieurs dizaines de milliards de kilowattheures sont nécessaires. Les utilisateurs ignorent souvent l'impact que peut avoir l'informatique sur leur empreinte écologique et, évidemment, sur leur facture d'électricité.

Google proteste, rappelant que depuis 2007, le groupe a énormément investi pour réduire la consommation de ses installations. Mais les serveurs Web, utilisés par les entreprises pour diffuser du contenu sur Internet, consomment beaucoup d'énergie. Regroupés dans des Datacenters (centres de données), ils nécessitent des installations de climatisation et de sécurité elles aussi très gourmandes en énergie. De plus, afin de fournir des réponses quasi instantanées, les serveurs doivent être surdimensionnés : les utilisateurs, qui exigent un service immédiat et sans faille, sont aussi responsables.

L'étude précise par ailleurs qu'un internaute, par le simple fait de surfer sur Internet, générerait une pollution de 0,02 à 0,2 gramme de dioxyde de carbone par seconde, soit jusqu'à 720 grammes par heure. 720 grammes, c'est l'équivalent de la pollution générée par un automobiliste traversant Paris en voiture. Toutefois, le chercheur a étudié des pays dans lesquels l'électricité est produite avec des moyens polluants (avec des centrales thermiques par exemple). En France, les centrales nucléaires, qui restent controversées, ne génèrent pas de CO2.

Cette étude est publiée alors que les États font face à des pics de consommation électrique, notamment en France ( voir notre article ).

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